(¯`·._.·( Des femmes qui tombent )·._.·´¯)


Éditeur(s) : Seuil (31 décembre 1998)
Langue : Français
Broché : 153 pages
Cartonné : non
Poche : Non
Relié : Non
Collection : Points
ISBN-10 : 2020336251
ISBN-13 : 978-2020336253
Note : 

Description de l’éditeur :
À Cerillac, le docteur Rouchon boit, l’épicier Boucharoux cancane, le boucher Labesse fait des lieux communs, et Catherine, la femme du docteur, élève tant bien que mal son enfant handicapé. Il suffit d’ajouter le meurtre d’Adeline Serpillon dans ce tableau rural et de le saupoudrer d’une nuée de moustiques pour obtenir le premier – et injustement le seul – roman de Pierre Desproges, une histoire singulière qui commence comme un polar de campagne et qui se termine dans un délire science-fictionnesque unique en son genre. Les mots sont rares, les dialogues ciselés, et la poésie surréelle qui s’échappe de ces femmes qui tombent, oscillant entre un Audiard sous acide et un Vian en verve, n’en finit pas de nous faire regretter l’absence définitive d’autres romans dans la bibliographie de Desproges.
Biographie de l’auteur :
Pierre Desproges (né le 9 mai 1939 à Pantin et décédé le 18 avril 1988 d’un cancer) était un humoriste français. Célèbre pour son humour grinçant mis en valeur par une remarquable aisance littéraire, Desproges s’est souvent illustré par ses sujets de plaisanterie inhabituels : comme il le disait lui-même, « On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui ». Ses traits d’humour reflètent ses positions antimilitaristes (« Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d’entraînement, on peut arriver à en faire des militaires ») ou anticommunautaristes (« Il y a plus d’humanité dans l’œil d’un chien quand il remue la queue que dans la queue de Le Pen quand il remue son œil », « Anne Sinclair a déclaré qu’elle n’aurait jamais épousé un non-juif ; on pourrait y voir comme une sorte de racisme »).
Il n’hésita pas à s’attaquer aux sujets les plus sensibles, comme la religion (« Dieu a dit : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”, c’est vrai. Mais Dieu ou pas, j’ai horreur qu’on me tutoie, et puis je préfère moi-même, c’est pas de ma faute »), la Seconde Guerre mondiale (« L’embêtant dans la collaboration, c’est qu’il fallait dénoncer des juifs. C’est pas très joli comme occupation de dénoncer les juifs. Oui mais… dans la résistance, on dénonçait pas les juifs… mais fallait vivre avec ! ») et même sa propre maladie (« Plus cancéreux que moi, tumeur ! »).
Il excellait à prendre son public à contre-pied des positions convenues : « Quand je pense que je gagne en une soirée l’équivalent de trois mois de salaire d’un ouvrier spécialisé alors que tout près d’ici, et en ce moment même, Guy Bedos gagne en une soirée six mois de salaire d’un cadre supérieur ! ».
La légende voudrait qu’il ait tourné son propre décès en dérision en rédigeant lui-même la dépêche annonçant sa mort : « Pierre Deprosgres est mort d’un cancer. Étonnant, non ? » en référence à la phrase de conclusion rituelle de sa Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède. À la base, celle-ci devait être « Pierre Desproges est mort d’un cancer sans l’assistance du professeur Schwartzenberg », proposée par Héléne Desproges, mais les médecins lui ont fait savoir qu’elle risquait d’aller au devant d’une polémique. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris (juste en face de Frédéric Chopin).

Ebooks : 
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Format : doc,PDF,epub,mobi,HTML
Langue : Francais 
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